Résumé de section
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Ce cours est donné au semestre d'automne 2025 à la HEP-Vaud dans le cadre des didactiques romandes (DidRo). Il constitue le premier module de formation initiale pour les futur·e·s enseignant·e·s de droit du secondaire II.
Les séances débutent à 13h30 et se terminent à 16h45 (avec une pause de 15 minutes). Toutes les séances en présentiel ont lieu à la HEP de Lausanne, en salle C33-812. Le planning officiel des séances du module peut être téléchargé ci-dessous.
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Cette première séance est consacrée tout d'abord à la présentation de ce module dédié à la didactique du droit, puis à la définition du droit comme discipline scolaire.
Les conditions-cadres du module contiennent les indications concernant la description générale du module (structure du module, compétences travaillées et niveaux de maîtrise attendus, bibliographie), la planification des séances (dates, salle, horaire, liste des thématiques disciplinaires et didactiques abordées), les exigences pour la certification et les coordonnées du formateur. La grille d'évaluation pour la certification du module est également jointe aux conditions-cadres du module. Les documents cités peuvent être téléchargés ci-dessus, dans la rubrique "Généralités" du module.
Avant de commencer le cours, les étudiant·e·s rédigent tout d'abord leur propre définition du droit, puis donnent une courte explication de comment on devrait l'enseigner (cf. le premier document PDF ci-dessous). Ces définitions seront comparées avec celles des élèves du secondaire II lors de la prochaine séance et les suggestions d'enseignement du droit seront reprises tout au long du semestre.
Pour débuter, après avoir annoncé les grands axes de réflexion de la "didactique du droit" qui seront abordés dans le module, il est expliqué pourquoi il est nécessaire d'enseigner le droit à l'école ; quatre arguments d'une certaine force peuvent être avancés pour justifier l'existence de cet enseignement, et convaincre notamment les élèves (cf. les diapositives de la séance ci-dessous sur les finalités de l'enseignement du droit).
Ensuite, en réfléchissant à la notion même de droit, il est proposé d'étudier les différents éléments qui composent cette discipline scolaire (cf. les diapositives de la séance ci-dessous sur la matrice disciplinaire en droit). Il s'agit d'identifier la matrice disciplinaire du droit que l'on peut, doit ou devrait enseigner lors de nos cours de droit au secondaire II. Quelques informations théoriques sont d'abord données sur le concept de matrice disciplinaire et son application pour la discipline du droit.
Après ces indications, sur la base de l'analyse de quelques extraits de plans d'études (cf. les documents dans le dossier ci-dessous), les étudiant·e·s déterminent quel(s) type(s) de "droit" les injonctions officielles nous imposent d'enseigner (cf. les documents PDF produits par les étudiant·e·s dans le dossier ci-dessous). Les constats des étudiant·e·s sont implacables : selon les plans d'études de 4 filières différentes du secondaire II (ECG, Ecole de maturité en discipline fondamentale, Ecole de maturité en option spécifique et complémentaire, Ecole professionnelle), il y a bien quatre manières bien différentes de concevoir le droit à enseigner ! Il y a donc plusieurs matrices disciplinaires pour notre discipline selon les plans d'études officiels...
La séance se termine par quelques remarques sur quelques grands courants de la pensée juridique. Ces éléments seront développés au début de la séance suivante en reprenant les théories principales de ces écoles juridiques et en les comparant aux définitions du droit par des élèves. Les étudiant·e·s peuvent déjà se familiariser avec ces courants théoriques en lisant un petit article (cf. PDF ci-dessous) présentant une réflexion sur les différentes manières d'envisager le droit dans l'enseignement au secondaire.
Activités : 10 -
Après un retour sur les différentes écoles juridiques, cette séance, sur le thème juridique des sources du droit, est consacrée à la notion de transposition didactique en droit.
La séance débute donc par un rappel des courants juridiques principaux pouvant orienter l'enseignement du droit (cf. les diapositives de la séance ci-dessous). Le livre de François Robert, Enseigner le droit à l'école (ESF, 1999), développe cette thématique de manière plus approfondie et un extrait de son ouvrage est disponible ci-dessous. Un petit article présentant également ces diverses écoles juridiques peut être téléchargé dans la rubrique de la séance précédente.
Pour illustrer la présence des différentes écoles juridiques dans la manière de concevoir le droit, une activité est proposée en utilisant des définitions spontanées des élèves sur la notion de droit (cf. le document PDF et les diapositives de la séance ci-dessous). Les étudiant·e·s reçoivent 5 pages A4 contenant chacune des définitions du droit données par des élèves de l'ECGF. Une premier travail consiste à repérer les liens entre ces définitions et les écoles juridiques; un constat s'impose : toutes les écoles juridiques peuvent être retrouvées dans la manière dont les élèves définissent le droit ! Ensuite, il est demandé à chaque groupe d'étudiant·e·s de proposer un petit scénario pédagogique pour exploiter ces définitions en classe; 4 propositions intéressantes pour débuter l'enseignement du droit avec ses classes peuvent être consultées dans le document PDF ci-dessous.
La séance se poursuit sur le thème de la transposition didactique. Elle commence avec une brève présentation de cette notion théorique et de ses implications pour le droit (cf. les diapositives de la séance ci-dessous).
il est rappelé que les enseignants de droit doivent maîtriser une large partie du savoir savant à enseigner (en tous les cas un peu plus que le simple contenu des manuels scolaires !) et qu'il est nécessaire de pouvoir se repérer aisément dans le savoir savant, notamment en sachant utiliser internet à bon escient. Une bibliographie, une webographie et quelques pistes sur l'usage d'intelligences artificielles sont disponible sur ce site et peuvent être de bons points de départ. De plus, chacun devrait maintenant construire sa propre bibliothèque et sa propre webographie en fonction des thèmes juridiques spécifiques qui seront enseignés.
Mais au-delà de la théorie, il s'agit de voir concrètement les effets de la transposition didactique en droit. Il est ainsi proposé de comparer la présentation du thème des sources du droit par le savoir savant avec celle du savoir scolaire. Des extraits d'ouvrages juridiques et des extraits de quelques manuels scolaires sont ainsi distribués (cf. les documents PDF ci-dessous reprenant les divers extraits proposés). Cette activité met en évidence les transformations du savoir lors du passage entre deux étapes de la chaîne de la transposition didactique.
Les constats des étudiant·e·s sont éloquents et peuvent être consultés dans le document PDF ci-dessous. En résumé, le savoir scolaire procède à une dé-contextualisation, une dé-personnalisation, une dé-problématisation et une re-programmation linéaire. Cette prise de conscience devrait permettre aux enseignants de mieux utiliser les manuels scolaires en fonction des savoirs scientifiques de référence ! L'enjeu pour l'enseignant, afin de donner du sens à son enseignement, sera ensuite de proposer une re-contextualisation, une re-personnalisation, une re-problématisation et une mise en réseau du savoir à enseigner. Pour ce faire, il est nécessaire de tenir compte de l'ensemble des étapes de la transposition didactique.Activités : 4 -
Cette séance est consacrée aux grands domaines du droit et aux principaux modèles d'enseignement-apprentissage.
Pour débuter le thème du jour, il est tout d'abord demandé aux étudiant·e·s d'énoncer les divers critères d'une bonne leçon de droit selon eux (cf. document PDF ci-dessous). Ces critères seront repris par la suite pour voir quels modèles d'enseignement-apprentissage correspondent le mieux aux critères des étudiant·e·s.
La première partie de la séance consiste à faire vivre partiellement aux étudiant·e-s les trois modèles d'enseignement à propos d'une leçon concernant les grands domaines du droit. L'objectif est ici double : présenter cette matière juridique et prendre conscience des caractéristiques des 3 principaux modèles d'enseignement-apprentissage en vivant concrètement une leçon de droit. Les documents utilisés pour la simulation de ces trois phases d'enseignement sont disponibles ci-dessous. Des étudiant·e·s ont joué le rôle d'observateurs attentifs et ont décrit ce qui s'est passé durant ces 3 phases d'enseignement (cf. document PDF ci-dessous). La présentation de ces constats a permis de mettre en évidence les caractéristiques principales de ces modèles. Ces dernières sont ensuite précisées dans les diapositives de la séance et dans les deux brefs documents théoriques ci-dessous (un extrait de l'ouvrage d'Astolfi "L'école pour apprendre" de l'édition e-book de 2018 et une fiche de synthèse élaborée en 2022 par l'Université de Lorraine).
La suite de la séance a été consacrée à réfléchir aux avantages et aux limites de chaque modèle, notamment dans le but de pouvoir mieux choisir et mettre en oeuvre un modèle efficace en classe. Avant cette réflexion, quelques activités à propos des domaines du droit sont présentées et les étudiant·e· ont pu les relier aux modèles. Puis, sur la base de ces activités, des phases d'enseignement vécues précédemment et de leurs propres expériences d'enseignement, les étudiant·e·s ont expliqué, de manière fort pertinente, quand il est opportun d'utiliser chacun de ces modèles dans l'enseignement du droit et ce à quoi il faut être attentif pour que ces modèles soient efficaces (cf. document PDF ci-dessous). Les diapositives de la séances, résument également ces réflexions en reprenant les avantages et les inconvénients de chaque modèle.
Notons pour terminer la référence aux travaux de John Hattie qui a compilé des centaines d'études analysant l'efficacité des méthodes d'enseignement. Son ouvrage "Visible Learning for Teachers" (traduit en français : HATTIE J., L'apprentissage visible pour les enseignants; connaître son impact pour maximiser le rendement des élèves, Québec, Presse de l'Université du Québec, 2017) présente d'intéressants constats pour l'enseignant qui veut choisir des méthodes efficaces. Mais gardons un esprit critique : il faut savoir quelles sont les finalités recherchées de l'enseignement et ce que l'on mesure réellement avant de constater l'efficacité ou non d'une méthode ou d'un dispositif didactique.
Concernant les informations à propos du contenu disciplinaire nécessaire pour élaborer une séquence d'enseignement sur les grands domaines du droit, outre les manuels scolaires généralement très brefs sur ce thème juridique, l'ouvrage de référence est sans doute celui de LE ROY Y. et SCHOENENBERGER M.-B., Introduction générale au droit suisse, Schulthess, 2015. Le Que-sais-je ? sur le droit (FABRE-MAGNAN M., Introduction au droit, PUF, 2016) permet aussi une bonne révision.
Activités : 5 -
Cette séance, sur le thème juridique de l'organisation de notre Etat de droit (fédéralisme, séparation des pouvoirs, démocratie semi-directe), est consacrée à la formulation des objectifs et des consignes.
La séance débute tout d'abord par un retour sur le thème de la leçon précédente. Les dernières diapositives de la séance du 4 octobre (disponibles en PDF ci-dessous) sont montrées à nouveau et expliquées, notamment en revenant sur les observations faites par les étudiant·e·s. Quelques explications sont également données sur l'enseignement explicite et sur les recherches de John Hattie à propos des stratégies d'enseignement ayant le plus d'impact (cf. le site en français qui lui est dédié : https://visible-learning.org/fr/). En conclusion de ces réflexions sur les différents modèles d'enseignement-apprentissage, il reste à revenir sur les critères d'une bonne leçon de droit selon les étudiant·e·s et de vérifier quel est le modèle qui correspond le mieux à leurs critère : un constat s'impose, le modèle qui permet de répondre à tous les critères est celui de l'auto-socio-construction...
Le thème du jour est ensuite abordé en présentant quelques informations juridiques sur cette matière (cf. les diapositives de la séance ci-dessous). Des sites internet officiels donnent les informations essentielles à ce sujet :
- Les présentations du portail d’information des autorités suisses (www.ch.ch)
- La Confédération en bref de la Chancellerie fédérale
- Les présentations du Département fédéral des affaires étrangères
- Les présentations de swissinfo de la SSR
- Les présentations du site www.easyvote.ch
Une première activité est alors proposée : rédiger deux questions que l'on donnerait aux élèves lors d'un visionnement en classe d'une petite vidéo sur le fédéralisme suisse. Voici la vidéo sur le fédéralisme :
Ensuite, les étudiant-e-s répondent aux questions rédigées par leurs collègues (cf. le document PDF ci-dessous). Cette activité est reprise en fin de séance pour analyser l'efficacité de la formulation des consignes !
Quelques éléments théoriques sont ensuite apportés à propos des différents types d'objectifs que l'on utilise dans l'enseignement (cf. les diapositives de la séance et le document théorique en PDF ci-dessous). Une deuxième activité est alors proposée : sur un padlet, chaque étudiant-e rédige au moins deux objectifs généraux différents pour une séquence d'enseignement sur l'organisation de notre Etat (cf. document PDF ci-dessous et la page du padlet sur les objectifs généraux). Le but de cette activité est de montrer la diversité possible des objectifs généraux pour une même séquence d'enseignement. Le choix de ces derniers a des conséquences importantes pour la suite de la séquence : en effet, quels contenus, quels modèles d'enseignement-apprentissage, quels types d'activités devront ensuite être choisis pour atteindre ces objectifs ?
La séance se poursuit par quelques informations théoriques sur les objectifs spécifiques et opérationnels qui permettent de préciser les objectifs généraux et de planifier les activités de la séquence (cf. les diapositives de la séance et le document théorique sur la formulation des objectifs ci-dessous). Une troisième activité est alors proposée : à partir de deux objectifs généraux précédemment trouvés, rédiger des objectifs spécifiques et opérationnels qui permettent de les concrétiser dans une séquence d'enseignement (cf. les propositions des étudiant·e·s dans le PDF ci-dessous).
Pour faciliter la recherche des objectifs (et pour donner quelques pistes d'activités possibles en classe à propos de l'organisation de notre État de droit), un nouvel exercice est proposé : à partir de 4 activités données à des élèves du secondaire II et des productions de ces derniers (cf. les documents PDF dans le dossier ci-dessous), il s'agit d'imaginer et rédiger les objectifs généraux, ainsi que les objectifs spécifiques et opérationnels, de ces leçons. Les réponses des étudiant·e·s (cf. le document PDF ci-dessous) illustrent la formulation de ces objectifs (en particulier les objectifs spécifiques et opérationnels qui se rédigent en décrivant les productions des élèves ; les objectifs spécifiques et opérationnels devraient donc permettre d'anticiper les productions précises des élèves).
Pour terminer la séance, un retour est fait sur la première activité afin de démontrer l'importance de la rédaction des consignes. Chacun·e consulte les réponses données par son collègue à leurs propres questions et vérifie ainsi si la formulation de ces dernières était suffisamment précise. Un constat simple s'impose ici : lorsque les objectifs spécifiques et opérationnels sont formulés avec précision, les consignes qui en découlent sont formulées de manière très efficace. En complément des remarques faites (cf. les diapositives de la séance), un petit document théorique sur la formulation des consignes est disponible ci-dessous.
Activités : 0 -
Cette séance consiste en un premier travail à distance réalisé de manière asynchrone.
Ce travail à distance se fait en utilisant des « ateliers » créés ci-dessous. Chacun·e intervient dans l’atelier où figure son nom.
Pour lire les discussions et écrire dans l’atelier qui vous est attribué, il est nécessaire de se connecter comme utilisateur selon les indications données au haut de la page internet du cours.
Le travail à distance se fait en trois étapes distinctes.
1) Dans l’atelier qui vous est attribué, vous rédigez tout d’abord les éléments suivants :
- Vous choisissez le thème juridique d’une séquence de droit au secondaire II et vous présentez en quelques mots le contexte général de cette séquence d’enseignement (filière, année, moment de la séquence dans la planification annuelle).
- Vous formulez deux objectifs généraux pour cette séquence.
- Pour chaque objectif général formulé, vous proposez un objectif spécifique et opérationnel.
- Pour les deux objectifs spécifiques et opérationnels proposés, vous proposez une consigne d'activité.
- Les consignes des deux activités proposées doivent suggérer la mise en œuvre de deux modèles d’enseignement-apprentissage différents : ne mentionnez pas ces modèles à ce stade !
Pour faciliter cette rédaction en ligne, vous pouvez tout d’abord rédiger ces divers éléments dans un document Word, puis vous déposez ces éléments dans vos ateliers respectifs en effectuant un copier-coller dans la rubrique « contenu du travail ».
Ces éléments doivent être déposés dans l’atelier au plus tard le 16 octobre 2026 à 15h30 !
2) Dès le 16 octobre à 15h30, vous devez ensuite rédiger des commentaires concernant les deux objectifs généraux, les deux objectifs spécifiques et opérationnels, ainsi que les deux consignes du collègue de votre atelier. Ces commentaires doivent être rédigés dans le même atelier que précédemment en suivant les indications données, et ce jusqu'au lundi 26 octobre 2026 !
- Chaque commentaire porte tout d'abord sur la formulation correcte ou non des objectifs et des consignes.
- Chaque commentaire évalue ensuite la pertinence des activités proposées en quelques mots et en déterminant les modèles d’enseignement-apprentissage suggérés par ces activités.
3) Dès le mardi 27 octobre 2026, les étudiant·e·s prennent connaissance des commentaires de leurs collègues à propos de leurs productions. On en discutera ensemble lors de la séance du 30 octobre 2026.
Un problème informatique ne dispense pas les étudiant·e·s d'effectuer le travail à distance : il y a toujours la possibilité d'envoyer les documents demandés par mail au formateur (guillaume.roduit@hepl.ch) !
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